Ça s'est passé le 6 mars 2015:

 

Nous ne pouvons pas construire notre avenir sans connaître, sans expliquer, sans comprendre et sans accepter notre passé ou notre histoire. Nous croyons que c'est un des moyens pour pardonner, pour unir tous les Libanais et pour aller de l'avant sereinement.

Sinon, l'amertume et la douleur pourraient subsister.

- Le Compte Rendu:

Le premier événement du Club 3V - USJ a eu lieu le 6 Mars 2015, à 18:00, à l'amphithéâtre Gulbenkian, à L'USJ.
Des universitaires de différentes spécialités, Droit, Médecine, Gestion, Sciences Politiques, étaient présents pour réfléchir à la question de l'importance du travail autour d'une mémoire collective et sa transformation en un outil puissant qui serait susceptible de rassembler les Libanais autour de la diversité, de l'unicité mais aussi des similarités de leur histoire personnelle et de leur identité nationale.
Les intervenants Romy Batrouni, Présidente du Club 3V - USJ, a introduit ce sujet et présenté la fonction du club, spécifiquement son travail et intérêt pour la construction de la Paix au Liban, la mise en avant des principes du dialogue et de l'ouverture dans la résolution des conflits, les difficultés rencontrées au sein de l'université lorsque les différentes appartenances deviennent source de rupture et de violence.
Aimee Nasser Karam, Présidente de "La Troisième Voix pour le Liban", a introduit la vision et les principes de la 3V, le souci de l'association de rassembler le plus grand nombre de Libanais autour des principes de la construction de la Paix de par ses différents piliers tel que la citoyenneté, le dialogue, la cohésion du tissu social libanais et la résolution des conflits. Elle a souligné le pourquoi de ce premier événement qui voudrait surtout explorer le besoin des jeunes adultes de savoir ce qui s'est passé, non seulement par le biais de leurs parents, mais aussi par les faits mêmes, pour ensuite en faire un instrument dans l'édification du dialogue national et de la Paix.
Carmen Abou Jaoudé, Présidente du Centre International pour La Justice Transitionnelle au Liban, a introduit la définition d'une mémoire collective et la nécessité de parvenir à une justice nationale et non seulement juridique, pour pouvoir aller de l'avant en tant que Nation et peuple Libanais.
Le débat a été initié autour du documentaire "Badna Naarif/We want to know/Nous voulons savoir", réalisé par Carol Mansour. Il a servi d'un point de départ puissant pour canaliser le débat autour de l'importance ou pas de savoir et comment utiliser au mieux cette mémoire ? 
La participation active de chacun des universitaires a mis en relief les éléments suivants:
1- L'importance de savoir, la souffrance de chacun et des autres, dans les camps adversaires,
2- L'importance de reconnaître, valider et légitimiser la souffrance et la peur de l'autre,
3- L'importance de cesser de diaboliser l'autre, 
4- Le sentiment de responsabilité nationale qui leur incombe pour un futur meilleur, 
5- Le sentiment de responsabilité et de culpabilité de perpétuer un statu quo qu'ils ont hérité,
6- La reconnaissance de l'atrocité des événements de guerre à savoir le kidnapping, les voitures piégées, les maisons détruites, les pertes humaines, 
7- L'indifférence du monde à l'égard de nos guerres et l'importance de nous souder ensemble et nous unir pour la survie de notre Nation, 
8- Reconnaître que nous ne sommes pas tous égaux dans la souffrance, certains plus que d'autres et surtout ceux qui ne l'ont pas choisie, d'où l'importance d'une justice sociale,
9- La reconnaissance de l'échec de l'exercice des politiques passées et le besoin d'opérer différemment,
10- Le besoin de ne pas sombrer dans une mémoire répétitive et ruminatoire autour de la haine et du mépris. Raviver le travail de mémoire nécessaire pour établir une justice nationale équitable qui permettrait d'aller de l'avant...

Le débat s'est clôturé par une question sur laquelle il faudra rebondir dans une prochaine réunion: "Comment instrumentaliser ce que nous savons au service de la construction d'une Paix durable?".
L'ensemble du débat et de la réflexion à ce sujet suscite plusieurs questions et besoins méthodologiques afin d'adresser et d'influencer une population politisée, sectaire et qui se définirait essentiellement de par son appartenance politique, dans un contexte où les politiques diverses sont parfois diamétralement opposées et porteuses de mémoires et de croyances plus dures et plus réfractaires à explorer. Cette perspective nécessiterait la mise en place d'un type d'interventions appropriées.
Romy a clôturé le débat en remerciant l'audience pour leur précieuse participation et tous les collègues qui l'ont soutenue dans la réalisation de cette action.
Un suivi de ce projet sera mis en place incessamment sous peu.

- Le lien du site Internet du Centre International de la Justice Transitionnelle (CIJT):

 

https://www.ictj.org/

 

- Trailer du documentaire par la réalisatrice Carol Mansour, diffusé lors du débat:

- L'Album Photos de la rencontre:

 

 

 

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